Avertissement sur les risques : investir en crowdlending expose à une perte partielle ou totale du capital, à un risque d’illiquidité et à des retards de remboursement. Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs. N’investissez que l’argent dont vous n’avez pas besoin à court terme.
Transparence : cette page contient des liens d’affiliation. Si vous ouvrez un compte en passant par eux, nous pouvons percevoir une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni notre analyse ni les chiffres que nous publions.
Mintos et PeerBerry sont les deux plateformes P2P les plus connues d’Europe et celles qui comptent le plus de clients. Quand on cherche où investir en crowdlending, on tombe tôt ou tard sur ces deux noms. Rien d’étonnant : elles totalisent à elles deux plus d’un million d’investisseurs, opèrent depuis 2015 et 2017, et ont traversé la pandémie, la guerre en Ukraine et la consolidation du secteur qui a emporté beaucoup de concurrents. Ce comparatif Mintos vs PeerBerry 2026 met les deux face à face, chiffres à l’appui.
La différence la plus importante entre les deux n’est pas le rendement, c’est la stratégie. Mintos est devenue une place de marché de produits, avec des dizaines d’initiateurs, plusieurs classes d’actifs et beaucoup de diversification. PeerBerry reste sur un modèle concentré, peu d’initiateurs appartenant au même groupe, beaucoup moins de complexité et un historique plus régulier. Aucune des deux n’est « la meilleure » dans l’absolu, tout dépend du profil.
Mintos vs PeerBerry : le résumé des différences clés
| Critère | Mintos | PeerBerry |
|---|---|---|
| Régulation | MiFID II, Lettonie, 2021 | Pas de régulation européenne |
| Indemnisation des investisseurs | Jusqu’à 20 000 € | Non |
| Création | 2015 | 2017 |
| Volume financé | Plus de 12 400 M€ | Plus de 3 350 M€ |
| Initiateurs de prêts | Plus de 60, dans plus de 33 pays | 12, dans 8 pays |
| Rendement annoncé | 10 à 12 % | 9 à 11 % |
| Rendement réel constaté | Environ 9 %, variable | Environ 11 %, stable |
| Garantie de rachat | Selon l’initiateur | Sur la plupart des prêts |
| Marché secondaire | Oui, liquide | Récent et limité |
| Historique de crise | 120 à 130 M€ en recouvrement, COVID et Russie 2022 | 51,4 M€ Ukraine, récupérés à 100 % en déc. 2024 |
| Frais | 0,29 à 0,39 % par an selon le produit | Aucun |
| Auto-invest | Très paramétrable | Simple |
| Programme de fidélité | Non | Jusqu’à 1 % en plus dès 40 000 € |
| Ticket minimum | 50 € | 10 € |
| Bonus de bienvenue | 25 à 75 € selon la campagne | 0,5 % de cashback pendant 90 jours |
| S’inscrire | Ouvrir un compte | Ouvrir un compte |
La régulation, leur différence la plus importante
C’est le plus grand écart entre les deux. Mintos a obtenu son agrément d’entreprise d’investissement en 2021 et opère sous MiFID II, le cadre qui s’applique aux banques et aux courtiers en Europe. Cela comprend un système d’indemnisation des investisseurs à hauteur de 20 000 euros et des produits structurés en Notes régulées par le droit européen des valeurs mobilières. En février 2026, Mintos a annoncé demander une licence bancaire complète en Lettonie, ce qui lui permettrait de proposer des comptes de dépôt en plus des produits d’investissement.
PeerBerry n’est régulée ni sous MiFID II ni sous le régime européen du financement participatif. Elle opère sous licence lituanienne, ce qui apporte une forme de supervision mais nettement moins de protection que le cadre de Mintos. Cela ne la rend pas dangereuse, cela veut dire que le filet est plus fin si quelque chose tourne mal.
Si la tranquillité réglementaire passe avant tout, l’avantage va clairement à Mintos.
Diversification des initiateurs : Mintos prend l’avantage
Sur ce terrain, notre analyse complète de Mintos le montre bien : la plateforme joue dans une autre catégorie. Plus de 60 initiateurs dans plus de 33 pays, couvrant le prêt hypothécaire, le crédit auto, le prêt aux entreprises, le crédit à la consommation court terme, l’agricole et même des produits de paiement fractionné. Aucune autre plateforme P2P européenne n’approche cette amplitude.

PeerBerry compte 12 initiateurs dans 8 pays, le groupe Aventus représentant environ 80 % des prêts. Cette concentration est son plus grand risque structurel : si Aventus rencontrait des difficultés, la majorité des prêts de la plateforme seraient touchés.
Pour qui veut répartir le risque le plus largement possible, Mintos s’impose. Pour qui préfère comprendre simplement où va son argent, la concentration de PeerBerry sur un groupe connu et audité peut au contraire être un avantage.
Rendement réel : les chiffres qui comptent
Sur le papier, Mintos annonce un peu plus, de 10 à 12 %, contre 9 à 11 % pour PeerBerry. Dans les faits, l’écart est plus serré qu’il n’y paraît.
Les investisseurs installés depuis plusieurs années sur Mintos rapportent un rendement réel moyen autour de 9 % par an, une fois les impayés et les retards absorbés. C’est un chiffre réaliste pour un portefeuille diversifié sur le long terme.

Les rendements de PeerBerry ont été plus réguliers, en partie parce que la plateforme a traversé les mêmes crises avec moins de défaillances d’initiateurs. En ajoutant son programme de fidélité, qui donne jusqu’à 1 % de plus à partir de 40 000 euros investis, le rendement effectif peut égaler celui de Mintos, voire le dépasser pour les gros portefeuilles.
La vraie différence est la volatilité. Mintos offre plus de potentiel, mais aussi plus d’écart entre les bonnes et les mauvaises années. PeerBerry est plus stable.
L’historique de crise : qui a fait ses preuves
C’est un point que peu de comparatifs traitent sérieusement.
PeerBerry a passé une véritable épreuve du feu en février 2022, quand environ 51,4 millions d’euros de son portefeuille étaient liés à des emprunteurs en Ukraine et en Russie et se sont retrouvés gelés par la guerre. En décembre 2024, chacun de ces prêts avait été remboursé intégralement aux investisseurs, intérêts courus compris, grâce à la garantie du groupe Aventus. Aucune autre grande plateforme P2P européenne n’a traversé une telle épreuve sans dommage. Nous revenons en détail sur ce dossier dans notre analyse complète de PeerBerry.

Mintos traîne encore 120 à 130 millions d’euros en recouvrement, hérités des défaillances d’initiateurs du COVID en 2020 et de la Russie en 2022. Ce montant ne menace pas la continuité de la plateforme, mais il rappelle qu’une diversification plus large signifie aussi une exposition plus large au risque qu’un initiateur précis fasse défaut.
Frais et coût réel
PeerBerry ne prélève aucun frais à l’investisseur. Ce qui est affiché est ce qui est perçu.
Mintos prélève de 0,29 % à 0,39 % par an selon le produit, Portefeuilles personnalisés ou Core Loans, sur le marché primaire comme sur le secondaire. Ce n’est pas énorme, mais cela se déduit bel et bien du rendement annoncé.
Fiscalité en France : une nuance que peu de comparatifs abordent
Aucune des deux ne prélève à la source pour les investisseurs européens. Nous percevons les intérêts bruts et c’est à nous de les déclarer. Nous ne sommes ni conseillers fiscaux ni experts-comptables : pour votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un professionnel ou de votre service des impôts.
En France, ces intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis au prélèvement forfaitaire unique dont le taux global est de 31,4 % : 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif reste possible, mais elle est globale et s’applique à tous les revenus de capitaux mobiliers de l’année. Source : impots.gouv.fr, page « J’ai des valeurs mobilières, comment sont-elles imposées ? », mise à jour le 20 mars 2026.
Comme l’établissement payeur est situé hors de France dans les deux cas, le prélèvement se déclare et se paie au moyen du formulaire 2778-SD, et le compte détenu à l’étranger se déclare via le formulaire 3916 / 3916-bis avec la déclaration annuelle. Sources : impots.gouv.fr, fiches des formulaires 2778-SD (1er février 2026) et 3916 (23 mars 2026).
La vraie différence se joue sur les justificatifs. Mintos, en tant qu’entreprise d’investissement régulée, produit des rapports fiscaux plus structurés, alignés sur les standards MiFID II. PeerBerry édite des relevés plus simples, mais tout aussi suffisants pour la déclaration annuelle.
À qui nous conseillons chacune des deux
Choisissez Mintos si :
- vous voulez la diversification maximale, entre des dizaines d’initiateurs et de pays ;
- la protection MiFID II et l’indemnisation jusqu’à 20 000 € comptent pour vous ;
- vous avez le temps et l’envie de suivre activement votre portefeuille ;
- vous voulez accéder à d’autres produits : obligations, ETF, crypto-ETP régulés ;
- vous construisez un portefeuille P2P important et segmenté.
Choisissez PeerBerry si :
- vous préférez la simplicité : moins d’initiateurs, moins de décisions, moins de complexité ;
- vous accordez de la valeur à une gestion de crise déjà démontrée par les faits ;
- vous voulez zéro frais ;
- vous avez le capital nécessaire pour profiter du programme de fidélité, 1 % de plus dès 40 000 € ;
- vous voulez commencer avec très peu, 10 € suffisent, sans courbe d’apprentissage.
Notre recommandation rejoint ce que font la plupart des investisseurs expérimentés : utiliser les deux. Ces plateformes ne s’opposent pas, elles se complètent. Mintos apporte l’ampleur et la régulation, PeerBerry la simplicité et un historique de crise déjà surmonté. Démarrer sur les deux en parallèle, avec davantage de poids sur Mintos si la protection réglementaire prime, ou sur PeerBerry si la simplicité et la régularité comptent plus, reste la stratégie la plus sensée en 2026.
Questions fréquentes sur Mintos et PeerBerry
Mintos ou PeerBerry, laquelle choisir en 2026 ?
Cela dépend du profil. Mintos offre plus de diversification, avec plus de 60 initiateurs, et la régulation MiFID II avec une indemnisation jusqu’à 20 000 €. PeerBerry offre plus de simplicité, zéro frais et un historique de crise déjà surmonté, avec la récupération intégrale des 51,4 millions d’euros exposés en Ukraine. La plupart des investisseurs expérimentés utilisent les deux en complément.
Laquelle rapporte le plus, Mintos ou PeerBerry ?
Sur le papier, Mintos annonce 10 à 12 % contre 9 à 11 % pour PeerBerry. Dans les faits, le rendement réel rapporté par les investisseurs expérimentés tourne autour de 9 % sur Mintos, avec des chiffres un peu plus réguliers sur PeerBerry, surtout en ajoutant son programme de fidélité qui donne jusqu’à 1 % de plus dès 40 000 € investis.
Laquelle est la plus sûre ?
Mintos a un avantage réglementaire net : licence MiFID II depuis 2021 et indemnisation des investisseurs jusqu’à 20 000 €. PeerBerry n’a pas d’équivalent européen, mais affiche une gestion de crise démontrée, avec le remboursement intégral des 51,4 millions d’euros exposés à la guerre en Ukraine.
Ces plateformes prélèvent-elles des frais ?
PeerBerry ne prélève aucun frais à l’investisseur. Mintos prélève de 0,29 % à 0,39 % par an selon le produit, sur le marché primaire comme sur le secondaire.
Peut-on investir sur les deux en même temps ?
Oui, et c’est ce que font la plupart des investisseurs expérimentés. Mintos apporte la diversification et la régulation, PeerBerry la simplicité et la régularité. Les deux se complètent bien dans un portefeuille P2P diversifié.
Comment déclarer ces revenus en France ?
Les intérêts relèvent des revenus de capitaux mobiliers, soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Aucune des deux plateformes ne prélève à la source. Le prélèvement se déclare via le formulaire 2778-SD et le compte détenu à l’étranger via le formulaire 3916 / 3916-bis. Source : impots.gouv.fr, 2026.
Prêt à investir sur les deux plus grandes plateformes P2P d’Europe ?
Mintos : MiFID II et plus de 60 initiateurs · PeerBerry : zéro frais et une crise déjà surmontée
